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Berlioz  
   
Autour de Berlioz  
   
   

Berlioz

 
   
DERNIÈRE PARUTION  
   
Hector Berlioz. Critique musicale, vol. 10 (1860-1863),  
   
 

Autour de Berlioz

 
Histoire de l'opéra français. Du Roi-Soleil à la Révolution.           NOUVEAU
 
Bons Baisers de Rome : les compositeurs à la Villa Médicis.        
 
Saint-Saëns : un esprit libre.         
 
Croquer Saint-Saëns : une histoire de la représentation du musicien par la caricature.
 
Marie de Flavigny, comtesse d'Agoult, Correspondance générale. Tome XI : 1860.          NOUVEAU
 
Les Flandrin, artistes et frères.           NOUVEAU
 
Tempêtes et naufrages. De Vernet à Courbet.
 
 

Berlioz

 

DERNIÈRE PARUTION

 

Hector Berlioz. Critique musicale, vol. 10 (1860-1863).

 
Hector Berlioz. Critique musicale, vol. 10 (1860-1863),
éd. Anne Bongrain et Marie-Hélène Coudroy-Saghaï.
Paris : Société française de musicologie, 2020, 650 p.
45 €


Mention spéciale pour l'exceptionnelle entreprise éditoriale du Prix du livre France Musique-Claude Samuel 2021 (anciennement Prix des Muses).

Alors que Berlioz entame en 1860 ses dernières années de collaboration au  Journal des débats, le monde musical est en émoi avec l'arrivée de Wagner, venu conquérir Paris. Hermétique à la « musique de l'avenir », Berlioz préférera confier à son ami d'Ortigue le compte rendu de Tannhäuser, représenté à l'Opéra en 1861.

Malgré cette création et quelques autres, comme celles de Pierre de Médicis de Joseph Poniatowski, La Statue de Reyer ou  La Reine de Saba de Gounod, le répertoire de l'Opéra est d'une désespérante monotonie. Cependant, la reprise d'Alceste, avec la bouleversante Pauline Viardot dans le rôle-titre, stimule Berlioz, qui consacre aux œuvres inspirées par l'Alceste d'Euripide six articles pour mieux souligner le génie dramatique de Gluck. Très actifs au contraire, le Théâtre-Lyrique et l'Opéra-Comique montent une quarantaine d'ouvrages, parmi lesquels nombre de créations, et la représentation de Fidelio en français dont Berlioz rend compte avec ferveur.

Les concerts continuent à un rythme effréné, et Berlioz ne sait plus quels éloges trouver pour tous ces virtuoses solistes, chambristes, et ces orchestres qui, comme dans les concerts populaires de Pasdeloup au Cirque Napoléon, améliorent le goût du public.

Même s'il obtient un vif succès à Bade avec Béatrice et Bénédict dans lequel Anne Charton-Demeur l'enchante, Berlioz est épuisé par sa santé qui se dégrade, démoralisé par la méfiance qu'inspirent Les Troyens pour être joués, et tout à fait lassé de son métier de critique. L'occasion de démissionner se présente enfin et le 8 octobre 1863, il signe son dernier article du  Journal des débats, sur Les Pêcheurs de perles de Bizet. Un monde se referme, un autre s'ouvre…

 
 

Autour de Berlioz

 

Histoire de l'opéra français. Du Roi-Soleil à la Révolution.

 

Hervé Lacombe (dir.), Histoire de l'opéra français. Du Roi-Soleil à la Révolution.
Paris : Fayard, 2021, 1272 p.
Coll. « Musique ».
39 €

Sollicitant les yeux, les oreilles et les émotions, manipulant les idées comme les imaginaires, l’opéra reflète et concentre son époque. Il est tout autant un phénomène culturel d’une ampleur considérable qu’un objet artistique protéiforme, le résultat d’une industrie que le fruit d’une esthétique. Dans l’histoire de ce genre totalisant, le répertoire français occupe une place à part, fortement déterminée par son lien avec l’État, depuis son institutionnalisation par Louis XIV, qui consacra la tragédie en musique, jusqu’à l’inauguration en 1989 de l’Opéra Bastille, voulu par François Mitterrand, à l’occasion des festivités du bicentenaire de la Révolution. Né au XVIIe siècle, tout à la fois en s’inspirant et en se démarquant de l’opéra italien, l’opéra français s’inscrit dans un contexte social et artistique spécifique, dont la culture de la danse est l’une des données fondamentales. La période qui s’ouvre avec le Roi-Soleil trouve son terme dans l’écroulement de l’Ancien Régime durant la Révolution. Entre-temps, le genre a infiltré toute la vie musicale, a proliféré jusque dans les colonies. Il s’est ramifié sous diverses formes, dont l’opéra-comique est l’une des plus originales. Derrière quelques noms restés célèbres, comme Lully et Rameau, Grétry et Gluck, c’est une multitude d’auteurs qu’il nous faut redécouvrir. Ce continent lyrique restait à explorer dans la diversité de ses aspects. Une histoire s’imposait donc pour en faire le récit et en décrire les mécanismes, pour en reconstituer les valeurs et les tendances, pour suivre ses acteurs et découvrir ses productions.

 

Bons Baisers de Rome : les compositeurs à la Villa Médicis.

 
Alexandre Dratwicki, Bons Baisers de Rome : les compositeurs à la Villa Médicis.
Arles : Actes Sud ; Palazzetto Bru Zane, 2021, 640 p.
45 €


À partir de son ouverture à la musique en 1803, le prix de Rome devient le sésame convoité par tous les apprentis compositeurs, point final d’une formation généralement suivie au Conservatoire de Paris. Couronnement d’un cursus, ce concours offre à ses lauréats un séjour de perfectionnement à l’Académie de France à Rome, installée sur les hauteurs du Pincio dans la somptueuse Villa Médicis. Les musiciens y côtoient leurs collègues des autres sections (architecture, peinture, sculpture et gravure) durant une période de deux à cinq ans au cours de laquelle ils doivent produire des partitions – les « envois de Rome » – destinées à être jugées par l’Institut. Cette opportunité, à première vue extraordinaire, se révèle pour un certain nombre de jeunes gens une contrainte qui les éloigne de Paris au moment où la construction d’un réseau professionnel s’avère capital. Épisode souvent décisif dans l’élaboration d’un style personnel, entre fin de formation et début de carrière, le séjour italien concerne la plupart des grandes figures musicales romantiques (Hérold, Halévy, Berlioz, Gounod, Bizet, Massenet ou encore Debussy). La vie quotidienne des pensionnaires, leur production artistique et leurs voyages d’étude ou de loisir interrogent autant leur rapport avec l’Italie elle-même qu’avec les grands mouvements esthétiques européens. La Villa serait-elle simplement la « caserne académique » conventionnelle dont parle Berlioz, ou plutôt une arène animée de confrontations fécondes ? Contestation et transgression y distinguent bien souvent le talent du génie.

 
 

Saint-Saëns : un esprit libre.

 
Saint-Saëns : un esprit libre.
Paris : BnF Éditions, 2021, 192 p.
39 €

À l'occasion du centenaire de la mort de Saint-Saëns, cet ouvrage rassemble lettres et manuscrits autographes, photographies, maquettes de costumes et de décors, et autres trésors issus des collections de la Bibliothèque nationale de France et de l'Opéra de Paris. Une plongée dans la vie et l'œuvre de ce musicien de génie aussi prolifique qu'inclassable.

De sa première composition à l'âge de trois ans et demi jusqu'à son dernier concert à la veille de sa mort en 1921, Saint-Saëns aura été un compositeur prolifique. Enfant prodige, il se produit au piano dès l'âge de onze ans, avant d'être nommé organiste à la paroisse de Saint-Merri, puis à La Madeleine. Ses talents de virtuose et d'improvisateur suscitent très tôt l'admiration de ses contemporains, au premier rang desquels Liszt et Berlioz. Avec bonheur, Saint-Saëns aura enrichi tous les répertoires, et contribué à promouvoir la musique française à l'étranger. La sienne comme celles des autres - Fauré, Messager, Franck... Véritable globe-trotter, il aura conquis son public à Ceylan, New York, aux Îles Canaries, mais aussi en Allemagne, en Égypte et en Algérie, en Amérique du Sud...

Assurément, Saint-Saëns est un esprit libre. Et il l'aura fait savoir : de son vivant, il passe pour un original au caractère bien trempé, redouté pour ses prises de parole dans la presse, et ce dans les nombreux domaines qui attisent sa curiosité - politique, beaux-arts, littérature, sciences...Mais ses amis, qui comptent les plus grands artistes de son temps, dévoilent aussi un homme à l'humour irrésistible et à la conversation éblouissante...

 
 
 

Croquer Saint-Saëns : une histoire de la représentation du musicien par la caricature.

 
Stéphane Leteuré, Croquer Saint-Saëns : une histoire de la représentation du musicien par la caricature. Préface de Bertrand Tillier.
Arles : Actes Sud ; Palazzetto Bru Zane, 2021, 320 p.
10,50 €

Des années 1860 jusqu'à sa disparition en 1921, Camille Saint-Saëns est l'objet, voire l'auteur, d'un grand nombre de caricatures. Aux côtés des écrivains et des hommes politiques, il figure parmi les célébrités dont les portraits-charges accompagnent la médiatisation. Vecteurs de popularité, les caricatures rassemblent une part de vérité et de subjectivité où se jouent de multiples enjeux personnels, professionnels, artistiques et politiques ; elles fixent le portrait du compositeur renommé, parfois mis en cause, toujours exposé au regard extérieur, condamné à devenir un objet de représentation, un point de convergence des regards de l'opinion publique. Ce livre est le premier essai iconologique consacré à un musicien français. À travers 78 caricatures, il offre une anthologie d'images classées et commentées au regard des connaissances mises à jour par la recherche scientifique.

VIDÉO :

Présentation de l'ouvrage par l'auteur

https://www.youtube.com/watch?v=54OVDUAeBrg&feature=youtu.be



 
 

Marie de Flavigny, comtesse d'Agoult, Correspondance générale. Tome XI : 1860.

 
Marie de Flavigny, comtesse d'Agoult, Correspondance générale. Tome XI : 1860.
Édition établie et annotée par Charles F. Dupêchez.
Paris : Honoré Champion, 2021, 594 p.
Coll. « Bibliothèque des correspondances, mémoires et journaux », 117.
85 €

L'année 1860, la comtesse d'Agoult la passe surtout en Italie dont fait encore partie Nice où la conduisent une santé chancelante et une mauvaise gestion de sa fortune. Un long séjour à Turin lui permet de rencontrer nombre de notabilités. Elle est reçue en audience privée par le ministre Cavour puis par le roi Victor-Emmanuel II. Sa pièce  Jeanne d'Arc  y est représentée en italien et elle publie dans  Le Siècle des Lettres écrites d'Italie. Après une cure thermale à Aix-les-Bains, elle remonte brièvement à Paris puis redescend à Saint-Gervais. Son état de santé s'aggravant, elle revient à Nice où elle a soudé autour d'elle un cercle d'amis, comme la poétesse Louise Ackermann.

Ses relations avec sa fille Claire, devenue quasiment sa secrétaire, tournent à l'aigre lorsqu'elle apprend que celle-ci a pris un amant. Ses liens avec ses deux autres filles, Blandine et Cosima, sont également conflictuels. Ses lettres sont pleines de la passion avec laquelle elle suit l'avancement de l'unification italienne, soutenant avec admiration la politique du Piémont, quitte à se montrer en désaccord avec nombre de ses interlocuteurs. Parmi ses correspondants, on retrouve Charles Dollfus qui tâche de sauver sa  Revue germanique, l'avocat Alexandre Freslon, Émile Littré. Louis de Ronchaud poursuit son sacerdoce de garde-malade auprès d'elle. Enfin, Louis Tribert lui adresse de longues lettres d'Amérique du Nord puis centrale.

 
 

Les Flandrin, artistes et frères.

 
Elena Marchetti et Stéphane Paccoud (dir.), Les Flandrin, artistes et frères  : Hippolyte, Paul, Auguste.
Paris : In fine ; Lyon : Musée des beaux-arts de Lyon, 2021, 351 p.
39 €

Hippolyte (1809-1864), Paul (1811-1902) et Auguste (1804-1842) Flandrin, originaires de Lyon, comptent parmi les peintres les plus importants de la scène artistique française au milieu du XIXe siècle.

Cet ouvrage présente leur travail à la lumière de recherches et de découvertes récentes – parmi lesquelles la restauration des décors de l’église Saint-Germain-des-Prés à Paris –, réunissant un corpus de près de trois cent cinquante œuvres, pour une large part inédit. Il s’attache tout particulièrement à révéler le processus créateur des trois frères artistes, ainsi que leur pratique collaborative originale. Au fil des pages et des thématiques, il invite à découvrir leur parcours, de leur formation auprès de Jean Auguste Dominique Ingres à leurs grandes réalisations, en questionnant leur langage formel et la manière dont celui-ci s’inscrit dans des jeux d’influence ou répond à des traits singuliers. Cette exploration s’achève par une évocation de leur héritage, de Degas à la création contemporaine.


 
 

Tempêtes et naufrages. De Vernet à Courbet.

 

Gaëlle Rio (dir.), Tempêtes et naufrages. De Vernet à Courbet.
Paris : Éditions Paris Musées, 2020, 176 p.
29,90 €

Le romantisme se délecte de convulsions, qu'elles soient d'ordre émotionnel, sentimental ou météorologique. La mer, par sa démesure et ses secrets, fascine les artistes (peintres, écrivains, poètes, etc.), qui investissent ce décor pour y raconter – parfois de façon sensationnelle, des drames humains. Cette riche iconographie, grandiose dans son réalisme, trouve également un écho dans la musique, la littérature ou même l'exercice de la peinture en extérieur.

Ce livre embarque les lecteurs dans une histoire de la peinture romantique, qui trouve « avec le naufrage, la tempête, l'abordage, l'incendie, la mer à drames et mélodrames », les moyens, d'une manière très personnelle, d'approcher le sublime.

 

 

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